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ACTUALITÉS

Léon XIV salue l'assemblée à la fin de le dernière messe de son voyage apostolique en Afrique

Léon XIV a célébré ce jeudi matin la dernière messe de son voyage apostolique en Guinée équatoriale dans le stade de Malabo devant plus de 30 000 fidèles. Sous les yeux de Notre-Dame de Bisila, le Pape a rappelé l’importance de l’Écriture, «bien commun de l’Église», qui nous rapporte la parole de Jésus qui donne un sens à notre histoire de vie. Le Saint-Père a invité les Équato-Guinéens à poursuivre la mission d’évangélisation des premiers disciples de Jésus. Xavier Sartre – Cité du Vatican Les nouvelles pluies équatoriales du matin n’ont pas douché l’enthousiaste des quelques 30 000 fidèles réunis dans le stade de Malabo, l’ancienne capitale de la Guinée équatoriale, ce jeudi matin pour le dernier rendez-vous public de Léon XIV dans leur pays. Pour cette messe en plein air, la dernière également de son voyage apostolique en Afrique, les gradins et la pelouse du stade étaient colorés de jaune et de blanc, les couleurs du Vatican. L’annonce de l’Évangile libère L’histoire relatée dans les Actes des Apôtres, première lecture de ce jour, c’est celle d’une libération, celle de cet eunuque éthiopien qui en lisant la Bible, est «spectateur» et «protagoniste d’un récit qui l’implique, car il le concerne directement». «Cet Africain», explique Léon XIV, entre non seulement «dans l’Écriture, accueillante à tout lecteur désireux de comprendre la parole de Dieu», mais aussi «dans l’histoire du salut, accueillante à chaque homme et chaque femme, particulièrement les opprimés, les marginalisés et aux plus démunis». Cela est d’autant plus vrai qu’il reçoit le baptême des mains du diacre Philippe qu’il a rencontré, ce qui fait de lui, non plus un étranger mais un fils de Dieu, «notre frère dans la foi». «Esclave et sans descendance, cet homme renaît à une vie nouvelle et libre au nom du Seigneur Jésus: c’est de sa rédemption que nous parlons encore aujourd’hui au moment même où nous lisons les Écritures», poursuit le Pape

Admin July 31, 2026 0
Jusqu'ici marginale, l'industrie minière est désormais appelée à devenir l'un des nouveaux relais de croissance de la Guinée équatoriale, alors que le déclin progressif des hydrocarbures pousse Malabo à diversifier ses sources de revenus.

Jusqu'ici marginale, l'industrie minière est désormais appelée à devenir l'un des nouveaux relais de croissance de la Guinée équatoriale, alors que le déclin progressif des hydrocarbures pousse Malabo à diversifier ses sources de revenus.

Admin July 31, 2026 0
Les accords conclus
Le Gabon et la Guinée équatoriale ont officiellement mis fin, mardi à Addis-Abeba, à un différend frontalier qui empoisonnait leurs relations depuis plus d'un demi-siècle.

Les deux pays ont signé un accord au siège de l'Union africaine (UA), un an après la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) en faveur de Malabo. Au cœur du litige figuraient l'île de Mbanié, d'une superficie d'une trentaine d'hectares, ainsi que les îlots Cocotiers et Conga, situés dans une zone maritime du golfe de Guinée réputée pour son potentiel en pétrole et en gaz. En mai 2025, la CIJ avait estimé que la souveraineté sur ces territoires revenait à la Guinée équatoriale, considérant que les droits hérités de l'Espagne au moment de l'indépendance en 1968 étaient juridiquement valides. L'accord a été signé par le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Oyono Esono Angue, et le président du Conseil constitutionnel gabonais, Dieudonné Aba'a Owono, en présence du président de la Commission de l'Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf. «Cette affaire est réglée de manière définitive », a déclaré le chef de la diplomatie équato-guinéenne, appelant les deux États à « aller de l'avant ». Son homologue gabonais a, pour sa part, salué l'ouverture d'« une nouvelle ère de coopération » entre Libreville et Malabo. Le président de la Commission de l'UA s'est félicité de la résolution d'un conflit frontalier qui durait depuis plusieurs décennies, estimant qu'il s'agit d'une avancée majeure pour la stabilité et la coopération en Afrique centrale. Le différend trouve son origine dans l'interprétation de plusieurs accords historiques. Alors que la Guinée équatoriale s'appuyait sur un traité signé entre la France et l'Espagne en 1900, le Gabon invoquait la convention de Bata de 1974 pour revendiquer ces territoires. Saisie par les deux États, la CIJ a finalement conclu que la souveraineté appartenait à la Guinée équatoriale. Bien que quasiment inhabités, Mbanié, Cocotiers et Conga occupent une position stratégique en raison des importantes ressources pétrolières et gazières supposées présentes dans leurs eaux environnantes.

Admin July 31, 2026 0
Libreville et Malabo scellent à Addis-Abeba un accord pour appliquer l'arrêt de la CIJ

En marge du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Gabon et la Guinée équatoriale ont arrêté un mécanisme commun d’application de l’arrêt de la CIJ de mai 2025 sur leur différend territorial, ouvrant une nouvelle étape dans le règlement d'un différend vieux de plusieurs … Le 28 juillet 2026 à Addis-Abeba, le ministre des Affaires étrangères de la Guinée équatoriale, Simeón Oyono Esono Angue, et le président de la Cour constitutionnelle du Gabon, Dieudonné Aba'a Owono, ont signé un Accord d'engagement conjoint fixant les modalités de mise en œuvre de l'arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le différend territorial opposant leurs deux pays dans le golfe de Guinée. L'Accord a été paraphé en marge de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, sous les auspices de la Commission de l'UA. Selon l'Union africaine, ce texte traduit dans un instrument juridique la décision politique déjà prise par le président de transition du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, et son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo d'accepter le verdict de la CIJ et de tourner la page de leur contentieux frontalier. Les deux capitales s'engagent ainsi à appliquer pacifiquement l'arrêt portant sur les îlots Mbanié, Cocotiers et Conga, au cœur d'une dispute de plusieurs décennies. Pour la Commission de l'Union africaine, l'Accord d'engagement représente une étape importante dans le règlement pacifique du différend territorial, en ce qu'il formalise un cadre de dialogue structuré, de coopération et de bon voisinage entre Libreville et Malabo. Cette clarification de la souveraineté sur les îlots et du cadre juridique applicable ouvre la voie aux futures négociations sur la délimitation maritime. Le différend frontalier porté devant la CIJ Depuis les années 1970, la souveraineté sur les îlots inhabités de Mbanié, Cocotiers et Conga, situés au large du Gabon et de la Guinée équatoriale, empoisonne les relations entre les deux voisins, sur fond de potentiel pétrolier dans le sous-sol marin. Libreville et Malabo s'opposent depuis un demi-siècle sur ces trois îlots de l'Atlantique, dont les enjeux dépassent largement leur superficie limitée. Après plusieurs tentatives de médiation africaine et des accords bilatéraux restés partiellement appliqués, les deux États ont finalement convenu de soumettre le différend à la CIJ. Les écritures présentées devant la Cour à La Haye retracent des décennies de démarches diplomatiques, de visites présidentielles et de projets d'accords, sans que les parties ne parviennent à stabiliser une interprétation commune de leurs engagements antérieurs. L'arrêt de la CIJ du 19 mai 2025 a tranché la répartition des îlots et des espaces maritimes adjacents, apportant une base juridique claire pour la délimitation de la frontière. L'Union africaine en garante de la mise en œuvre de l'accord La signature de l'Accord d'engagement conjoint intervient sous la facilitation directe de l'Union africaine, qui a accompagné les discussions bilatérales en amont et en aval de l'arrêt de la CIJ. La cérémonie à Addis-Abeba s'est tenue en présence du président du Conseil exécutif de l'UA, Édouard Bizimana, et de l'envoyé spécial Albert Shingiro, confirmant l'implication institutionnelle du bloc continental dans la mise en œuvre de la décision du 19 mai 2025. Le président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, a salué un texte qui, selon lui, reflète un engagement commun en faveur du règlement pacifique des différends, du dialogue et du bon voisinage, en droite ligne des principes de l'Union. Pour l'organisation panafricaine, l'enjeu dépasse le seul cas gabono–équato-guinéen : il s'agit de démontrer que les États membres peuvent internaliser les décisions juridictionnelles internationales et les traduire en arrangements politiques opérationnels. Les paramètres techniques à préciser entre Libreville et Malabo L'Accord signé à Addis-Abeba reste un cadre de principe qui ouvre une séquence technique encore sensible pour les deux administrations. Les autorités devront notamment s'entendre sur les modalités concrètes de délimitation en mer, la gestion des blocs pétroliers chevauchants et la coordination des régimes de surveillance maritime autour des îlots concernés. Les dispositions de l'Accord prévoient la mise en place d'un mécanisme conjoint chargé de suivre l'application de l'arrêt de la CIJ et d'anticiper les implications économiques et sécuritaires de cette nouvelle donne frontalière. Prochaine échéance : mise en place du mécanisme conjoint de suivi Les deux parties doivent désormais traduire l'Accord d'engagement en instruments internes et en structures opérationnelles. Selon les engagements pris à Addis-Abeba, la priorité va à la création d'un comité ou d'une commission conjointe Gabon–Guinée équatoriale chargé de suivre la mise en œuvre des dispositions de l'arrêt de la CIJ et de l'Accord lui-même. Ce mécanisme binational devra préciser un calendrier de travail, arrêter une cartographie partagée des zones concernées et proposer, le cas échéant, des ajustements législatifs ou réglementaires aux deux gouvernements. L'agenda immédiat est donc dominé par la constitution de cette instance technique conjointe, qui sera le premier test de la capacité de Libreville et Malabo à traduire, dans l'administration quotidienne de leur frontière maritime, le tournant diplomatique acté à Addis-Abeba le 28 juillet 2026.

Admin July 31, 2026 0